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Le processus du devenir


 

« Le culte de la Déesse n°2 - Sri Yantra (1)

Conférence donnée par Jaya Yogacharya en cours de méditation le 13 mars 2015

Le processus du devenir

Le Sri Yantra

La dernière fois, nous avons parlé de la Belle des trois cités, à savoir de la déesse Lalita Tripurasundari.
J’imagine qu’un néophyte nous rejoignant aujourd’hui, puisse être désemparé
et puisse s’imaginer que l’étude de la méditation passe inévitablement par l’approche de l’hindouisme et de ses représentations iconographiques. Il n’en est rien ! Et pourtant !
Cette approche n’est pas faite dans une démarche religieuse et vient à point pour les anciens élèves qui abordent les symboles de l’éveil de l’Ajna chakra.
N’oublions pas que le yoga est un système pratique philosophique mystique.
Autrement dit, que les débutants se laissent plutôt porter et prennent à leur niveau avec ouverture et bienveillance les informations qui leur serviront en temps voulu.

Lalita Tripurasundari, Lalita la joueuse, Tripura, les trois cités et Sundari la belle des belles, est une des plus importantes divinités féminines du culte tantrique.
Aujourd’hui, c’est sa représentation subtile, son Sri Yantra que nous allons étudier.

Dans l’étude de l’éveil de l’énergie, nous devons développer les techniques de visualisation.
En ce qui concerne les chakras, la visualisation sur les attributs qui les constituent est essentielle.
Ces attributs sont des symboles dont il nous faut extraire le sens caché. Bien souvent d’ailleurs, le sens profond échappe au regard et à la conscience ordinaire.

Tantra est un mot dérivé de la racine tan, qui veut dire expansion. Tra est l’outil.
Ainsi le tantra est l’outil de l’expansion de la conscience.
C’est en fait, malgré sa teneur spirituelle, une méthode quasiment scientifique qui a pour but de développer les pouvoirs inhérents spirituels de l’individu. Le Tantra nous vient du fond des âges et avec lui son iconographie.

"Le mot tantra plonge ses racines dans les premières civilisations de l’Hindus, trois mille ans av JC sous la forme de représentations de postures de yoga et d’objets de culte de la Mère divine et de la fertilité.
Il existe une étroite relation entre les tantras et les Védas (deux mille ans av Jc).
En effet, certains rites tantriques se fondent sur des pratiques védiques. Dans son développement ultérieur, le tantra reçut l’empreinte des Upanishads, des Puranas, et de nombreux autres mouvements jusqu’à son plein épanouissement au moyen-âge.
Les tantras bouddhistes sont également très anciens.

Les tantrikas se repartissent en plusieurs sectes selon la divinité qu’ils vénèrent et le rituel employé. Les principales sectes sont les Saivas (adorateurs de Siva), les Vaishnavas (adorateurs de Vishnou) et les Saktas (adorateurs de Shakti ou énergie féminine).

Le culte de Shakti reste cependant le plus populaire chez les tantrikas, au point que l’on rattache l’essence du tantrisme au groupe Shakta.
Le tantra est donc une voie pratique de réalisation et a adopté diverses méthodes pour répondre aux besoins des différentes capacités des individus.
Bien que le but soit le même pour tous, les sentiers peuvent être différents. Mais la connaissance qui les soutient est immense.
Les principes de base du tantra peuvent être exposés et compris soit dans un ordre descendant soit ascendant.
En partant du sommet, nous commençons par appréhender le plan cosmique, puis les préceptes sur l’ultime réalité, les fonctions de création et les éléments constituants le monde visible, pour arriver à la compréhension du corps humain et de ses propriétés, ainsi que des processus psychiques qui unissent l’être humain avec l’univers.
En sens inverse, nous partons du moi tangible et nous nous élèvons par étapes, allant de l’être humain au cosmos, jusqu’à l’ultime réalité. Tels sont les degrés de la pensée tantrique.

Parmi les points de rendez-vous cosmiques, la prise de conscience de la kundalini et son éveil est le plus important.
Mais d’autres rendez-vous cosmiques existent, tels que certains rites, la visualisation des yantras, des mandalas, des divinités ainsi que la répétition de mantras.
Ainsi, toutes les facultés de l’individu, physiques, psychiques, mentales sont sollicitées dans les pratiques en vue de l’éveil et de la vision de l’unité.
Cette unité, ce tout invisible, est dans l’enseignement tantrique, le couple Siva-Shakti.
L’individu détient le pouvoir de réaliser la conscience cosmique, de s’unifier à elle, en réalisant le dépassement de sa dualité. Le dualisme fondamental est ce principe masculin d’une part, nommé Purusha, (conscience cosmique) et d’autre part, le principe féminin nommé Prakriti, la nature.
Prakriti est synonyme de Shakti, l’énergie féminine, l’énergie quantique du cosmos. Elle est le moteur premier de la création. De même que le masculin et féminin ne sont que les deux aspects d’une même réalité, de même la réalisation spirituelle est la totale intégration de ces deux principes, unis en un.
L’anthropologie tantrique reflète donc la relation de l’humain avec le cosmos tout entier.
Au sein du cosmos, le cerveau humain détient la possibilité d’étendre sa conscience jusqu’aux limites de l’espace. Le yogi, le tantrika, développèrent des outils pour cela.

L’art qui s’est développé à partir du tantra révèle une abondante variété de formes, de nuances, de modèles graphiques, de puissants symboles à teneur universelle.
L’art spirituel véhicule une connaissance impliquant un niveau de perception élevé afin de capter les sources secrètes de la conscience.

Ne visant pas la satisfaction esthétique, il est un art sacré qui véhicule un sens profond.
L’art tantrique est une métaphysique visuelle.

L’iconographie tantrique peut être répartie en quatre catégories :
- a) les formes et diagrammes psycho-cosmiques comme les yantras et les mandalas,

- b) les représentations visuelles du corps subtil et de ses éléments constituants (nadis, chakras),
- c) les calculs astronomiques et astrologiques,

- d) les images représentant des divinités ou des saints, des asanas, ou des accessoires de rituels.
Il y a donc des images abstraites et plus figuratives.
Ces images vont déclencher des réactions : satviques (sérénité, joie, élévation), rajasiques (images dynamiques et excitantes), tamasiques (ayant des aspects terrifiants).

Les yantras et les chakras concrétisent les flux énergétiques et les relations dynamiques par l’assemblage de formes élémentaires. Ce sont des supports à la méditation.
Le yantra est donc un instrument destiné à orienter les forces psychiques en les concentrant sur un modèle destiné à être visualisé.
Le yantra est de nature purement géométrique. Certains yantras ont été conçus avant la méditation ou ont été élaborés au cours du processus de méditation par les Rishis, les sages en contemplation.
Parmi les différentes sortes de yantras, il y a ceux qui représentent les divinités, Siva, Vishnu, Ganesh, Kali, etc. Dans certains, les équivalents sonores des divinités sont symboliquement représentés par les syllabes germes sanskrites.
La divinité offre ainsi plusieurs aspects de représentation ; grossières par l’image figurative, subtile par la forme géométrique du yantra, et causale par le son subtil de son mantra.
Les yantras furent donc conçus au moyen de formes élémentaires qui créèrent ainsi le patrimoine graphique universel encore d’actualité dans nos sociétés contemporaines. Ces formes sont le point, la ligne, le triangle, le carré, le cercle et toutes se juxtaposent et se répètent pour produire un effet particulier.
Ce qui intéressait les contemplatifs, ce n’était pas le côté esthétique mais la dynamique des formes. La notion d’énergie primordiale et de vibration est nécessaire pour comprendre la logique cachée derrière le phénomène. Pour eux, il s’agit donc de pénétrer la relation qui se cache derrière les apparences.
Ainsi le point, le bindu commence à se transformer en une forme géométrique élémentaire jusqu’à ce que les multiples espaces s’interpénètrent et engendrent l’énergie formatrice du modèle. Les formes sont donc des représentations statiques des forces en mouvement dans l’univers.
Ce sont des diagrammes de force.
Je parle longuement de tout cela et de la symbolique des formes géométriques élémentaires dans l’enseignement débutant en kriya yoga.

Dans le Tantraraja, il existe 960 yantras.
Le plus célèbre est le Sri Yantra.
Il est la représentation subtile de la Belle des trois cités, Lalita Tripurasundari.
Il est la projection d’un fragment philosophique de la plus haute importance pour la pensée tantrique. Sa conception est très ancienne et il a été transmis à travers les siècles. Il a été validé par les sages. Certains textes, et particulièrement le Kâmakalàvilàsa, ou le Saundaryalahari en ont révélé sa signification, sa construction et son application.

Le Sri Yantra est une figure formée par la rencontre de 9 triangles, dont quatre représentent Siva avec la pointe tournée vers le haut et cinq autres représentant Shakti ayant la pointe vers le bas.
L’ensemble est centré autour du bindu (le point). On l’appelle aussi Navayoni chakra, la roue aux neuf triangles (9 est nava et Yoni, autre mot pour le triangle et qui fait référence au principe féminin).
Le Sri Yantra est un modèle symbolisant la forme propre de Shakti et sa puissance, ainsi que la forme de l’univers. Il représente donc les diverses étapes de la manifestation de Shakti. C’est une illustration du champ cosmique dans lequel s’inscrit la création.

Comme la création elle-même, le sri yantra vient à l’existence sous l’impulsion du désir primordial.
L’impulsion du désir (kàmakalà) surgit de la nature propre de Prakriti, crée une vibration (spanda) qui résonne en tant que Son (nada).

Cette manifestation est représentée au départ par le bindu, nommé ici le Parà Bindu.
Il est le noyau de l’énergie concentrée, le germe du Son ultime, et les aspects statiques et dynamiques de deux Siva-Shakti réunis en Un.
Il contient toutes les potentialités du devenir.
S’il se met en marche, s’il s’active, le processus de la création se met en marche et Pàra Bindu se transforme en Apàra Bindu. Ce qui veut dire que le bindu essentiel du milieu du yantra est la suprême Shakti qui croît en devenant un triangle.
Le point donne un rayon, la polarisation de Siva-Shakti s’opère en lui. Le réveil des énergies statiques et dynamiques se fait et elles rentrent en interaction.
Deux points émergent pour former une triade de points, à savoir le triangle primordial ou Mûlatrikona.
La création toute entière provient de ces deux principes, le triangle et le point, et la réalisation de leur union.
Le Sri Yantra est le corps de Siva-Shakti. Le triangle primordial représente les trois aspects de Shakti, de Lalita.
Trividha-Bàla, la jeune, Tripurà-Sundarî, la Belle et Tripura-Bhairavi, la terrifiante. Il figure ainsi le triple processus de la vie, création, préservation et destruction.

L’expansion de l’espace et du temps, du son et de l’énergie se poursuit dans le processus créateur et le triangle primordial se transforme alors en un ensemble de lignes, triangles, cercles et carrés pour former le Sri Yantra.
Ces différentes formes proviennent d’une transformation de la vibration originelle, et à chaque étape, elles expriment le jeu des énergies statiques et dynamiques à des degrés divers de concentration.
Il est le Navachakra, parce qu’il est composé de 9 circuits ou espaces d’investigations depuis les plans extérieurs jusqu’au bindu. En le contemplant, l’adepte peut redécouvrir ses origines.
Les neufs circuits symbolisent les phases successives dans le processus du devenir. Ils partent du plan terrestre et s’élèvent graduellement jusqu’au point central, l’état suprême de la joie spirituelle.
En pénétrant dans l’élan vital du yantra, l’adepte s’y réintègre.
Les neufs circuits vont donc du monde grossier et tangible à l’univers sublime et subtil et peuvent être apparentés aux lokas.
Ces neufs espaces s’articulent de la périphérie vers le centre et donc du bas vers le haut dans la vision tridimensionnelle.
La périphérie du yantra se compose du carré, pourvu de quatre entrées, de couleurs blanche, rouge et jaune. C’est le Bhur loka, le plan terrestre. A l’intérieur du carré, trois cercles concentriques, les ceintures, délimitent ensuite deux séries de lotus, un cercle extérieur de seize pétales et un intérieur de 8. Ensuite viennent les 43 triangles obtenus par la jonction des 4 de Siva et des 5 de Shaktis et qui donneront un plan à 14 triangles extérieurs, puis un plan ou circuit suivant à 10 puis un autre plus petit à 10 pour ensuite donner un circuit de triangles à 8 et ensuite pour finir par un plan à 1 seul triangle à l’intérieur duquel est le 9 e plan, à savoir le bindu. A ces espaces sont attribués des principes spirituels à identifier. A titre d’exemple, ils peuvent être les désirs, leur accomplissement, leur dépassement, l’ascension, et les différents stades de la réalisation intérieure."

La lecture du yantra peut donc être aussi déchiffrée par l’identification de ces espaces, mais nécessite une guidance et pratique spirituelle progressive.
Nous y reviendrons une autre fois.
La construction du Yantra n’est pas chose aisée, et il existe des approches diverses avec des systèmes géométriques ou des systèmes descriptifs plus empiriques.
Avant donc de s’absorber dans la visualisation ou le tratak sur le Sri yantra, l’on se doit d’en connaître les éléments constitutifs.
Les modèles pour le représenter sont nombreux et pour la majeure partie imparfaits. Les règles de sa réalisation correcte sont nombreuses, et les plus importantes doivent vérifier que tous les croisements sont parfaits en un seul point, et que le triangle central est bien équilatéral. Les textes même anciens, ne donnent finalement que certaines clés pour sa construction graphique.
Certains modèles géométriques en viennent à bout. Toutefois, sa construction doit être faite dans une démarche spirituelle et donc imprégnée d’intériorité. Ce n’est, qu’à cette condition là, nous disent les sages, que le sri yantra se révèlera !
A vous, en premier lieu, de vous exercer à sa construction.

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ce yantra comporte deux erreurs

Hari om tat sat

Jaya yogacharya




Bibliographie :
« La voie du Tantra » de Ajit Mookerjee et Madhu Khanna aux edts Sagesses : le point
« tantrisme » de Pierre Feuga aux edts Dangles
Commentaires et adaptations de Jaya Yogacharya

 

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