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Urgence


 

Urgence

Conférence donnée par Jaya Yogācārya le 19 mai 2017 en cours de méditation

A la fin de la dernière conférence « Mensonge ou Vérité », une élève est venue me voir me demandant si mon discours sur le monde d’aujourd’hui n’était pas une vision trop pessimiste. Elle faisait référence au fait que la barbarie des temps anciens semble avoir diminué, que les moyens de santé ont considérablement évolué, que l’éducation est accessible à un plus grand nombre, etc., ce qui sont effectivement quelques points positifs parmi les constats possibles.

"La race humaine effectivement a survécu et s’est multipliée ! Est-ce un gage que tout va bien ?"

J’avais surtout mis en évidence la dernière fois, la problématique de la quête de la vérité dans un monde où la nature de la communication humaine a changé. Le modèle de la vérité n’est plus un modèle absolu et référent en termes d’échanges dialectiques. Aujourd’hui, nous communiquons plus par intérêt d’un bénéfice cognitif à faible coût où les outils de déloyauté et d’individualisme ont aussi pris place.
Les actes en paroles ne sont pas anodins et sont le plus souvent créateurs de faits.

La survie de l’individu d’aujourd’hui repose sur l’impératif de stabilité d’un monde qui est en profonds bouleversements tant en termes d’écologie, d’économie que d’idéologies politiques et religieuses.
Et cela va très vite !

Lorsque vous vous connectez sur le site :
http://www.worldometers.info/fr/population-mondiale/
qui fait un calcul en temps réel sur les estimations de l’ONU du nombre de naissances en cours, de décès, du taux de croissance qui en découle, ainsi que du nombre global des êtres humains du moment, vous éprouvez une vision réelle, soudaine et vertigineuse de la planète. C’est un peu comme si la conscience " zoomait " en se hissant au niveau de la stratosphère. Nous avons brutalement un impact conscient de notre appartenance à un système vaste et petit à la fois dans lequel nous semblons individuellement impuissant.
Voici quelques chiffres que nous donne le site pour éclairer cette vision.

Au commencement de l’Agriculture, vers 8000 av. J.-C, la population mondiale était d’à peu près 5 millions. Elle va passer à une moyenne de 400 millions en 8000 ans. La révolution industrielle crée ensuite un fort bouleversement et en moins de deux mille ans, la population mondiale atteint le milliard d’individus, pour dépasser les 2 milliards en 130 ans (1930), 3 milliards en 30 ans (1959), 4 milliards en15 ans (1974) et 5 milliards en 13 ans (1987). Nous sommes aujourd’hui à 2017 à 7 500 000 000.

Les observateurs avancent le fait que la croissance diminuerait et que cette flèche pourrait stagner, nous amenant à 10 milliards en 2060, avec un net dépassement de L’Inde, et la montée du Niger comme 3° population mondiale en 2045, dépassant largement celle des États-Unis. ( source J.Attali)

Bref !

« Plus nombreux » ne signifie pas « plus sereins ».

Le monde n’a jamais connu un seul instant de non-violence.

Il fut le théâtre permanent de conquêtes sanglantes, de conflits et de guerres qui ne se sont pas amoindris ces cinquante dernières années, bien au contraire. De plus, de nouvelles guerres industrielles, économiques et technologiques agissent de façon sourde et insidieuse.
Elles ne font pas de morts directes mais détruisent différemment. La dernière en cours est la cyber attaque à la rançon en bitcoin pour un grand nombre d’entreprises internationales via le logiciel Microsoft.
Les guerres bactériologiques à l’horizon ne sont pas à écarter en terme de terrorisme et l’utilisation du nucléaire peut "démanger" certains pays surarmés.
"C’est une vieille crainte ! " ; me direz-vous. Ce n’est pas parce qu’elle est vieille que tout cela est inoffensif. La prolifération d’arsenaux nucléaires continue malgré les traités internationaux de non-prolifération.
Les prévisions pour 2030, à savoir dans 13 ans, en terme d’armement des pays sont très inquiétantes.
Entre les budgets en augmentation des pays consacrés au dépenses militaires, le nombre de porte-avions par pays, les flottes aériennes, les drones équipés de lasers missiles à vitesse supersonique, les nouveaux bombardiers, les robots fantassins, etc. , la vision du monde vu de là-haut est bien étrange.
C’est un monde où certains pays sont surarmés avec des arsenaux en attente orientés vers les voisins. ( ou voisins éloignés : 11 000 km ...)
La Corée du Nord pourrait posséder en 2020, 100 armes nucléaires contre 6 ogives aujourd’hui. La Chine aura en 2030, 240 têtes nucléaires, l’Inde 100 têtes. La Russie quant à elle, outre son surarmement, œuvre à développer les technologies de la cyberguerre. Quant aux États-Unis, ils ne sont pas prêts à lâcher leur jeu de régulateurs d’ordre international.

"Si seulement les hommes vivaient en paix et avaient trouvé un système économique équitable, chacun pourrait vivre sereinement, dans le respect de la dignité de l’autre !"

Exclamation naïve de ma part.

Le simple constat du monde actuel suffit à être pessimiste sur la capacité de l’homme à construire son propre bonheur et celui des autres.
C’est qu’il nous en fallut du temps pour grandir, évoluer, essayer.
106 milliards de personnes, à ce jour, ont déjà vécu sur cette planète depuis l’apparition de la race humaine. Cette dernière est encore loin de sa maturité spirituelle et peut s’anéantir elle-même avant d’avoir compris l’urgence et la nécessité d’y accéder.

Comment résoudre le chaos mondial qui sourd à notre insu ?

L’individu peut-il à lui seul faire quelque chose pour que les guerres n’aient plus jamais lieu, pour que les systèmes financiers et démocratiques ne s’effondrent, pour que le terrorisme disparaisse ?
Les conflits et les guerres ne sont que le reflet de la violence de notre vie quotidienne. Elles ne sont que l’expression de nos états intérieurs, un élargissement de nos actions habituelles, dit J.Krishnamuti.

Elles sont le résultat collectif de nos pensées et nos actes individuels.
Il y a bien déjà des choses en mouvements sur lesquelles nous ne pourrons plus agir dans notre société et que nous avons façonnées, validées par le passé. Si nous ne sommes pas forcément les initiateurs de processus de consommation, de comportements technologiques, notre responsabilité vient de notre validation à les utiliser, à les consommer.
En cela, nous sommes indirectement responsables de leurs dérives potentielles.

L’attitude spirituelle, c’est voir, c’est apprendre à regarder !
Mais ce n’est pas passer sa vie à regarder son nombril et à tenter de rester zen quand le monde brûle, en restant dans un confort idéologique gentil et content. C’est être conscient de la réalité du monde dans lequel vous vivez afin de vous positionner en être responsable et chercheur spirituel.
Qui dit chercheur, ne veut pas dire qui n’a encore rien trouvé !
Qui dit chercheur spirituel, et pour peu que vous soyez dans la voie depuis très longtemps, c’est posséder des outils et être acteur du monde en déployant en lui et pour lui, les valeurs fondamentales de respect et de liberté que vous avez développées.

Si le monde brûle, il nous faut comprendre pourquoi il brûle et tenter de participer à la construction d’un autre avec d’autres matériaux moins volatiles.
C’est le travail patient que nous faisons ici depuis des années.
Le Centre ne se réduit pas à un repère de gens stressés qui n’aspirent qu’à évacuer dans nos lieux leur trop plein de mal-être !
Le centre est un lieu d’éveil de la conscience où toutes les pratiques faites patiemment depuis des années par nous tous ont des impacts extrêmement puissants dans la vie de chacun. Ces impacts permettent d’adoucir, de conseiller, de tolérer, de soigner, de réorienter, de pacifier, de comprendre, d’aider, d’aimer, de servir l’autre, les autres et donc d’agir sur une large population à partir du seul impact que vous avez sur vos proches de vie.

Penser que votre pratique de yoga s’arrête à votre relaxation, à votre état contemplatif et à l’assoupissement de vos ischios, est une pensée limitée et égocentrique.
L’enseignement spirituel a pour but de vous faire grandir, vous faire réfléchir, vous remettre en question, vous faire expérimenter un champ des possibles par les ingrédients de l’amour, du discernement, de la vision. Il a pour objectif d’éveiller les potentialités qui dorment dans les profondeurs de votre corps, de votre conscience, par l’expérience des énergies, par la quête de votre seule vérité au-delà de tout dogme, travail spécifique et pointu qui nécessite un temps d’apprentissage et un savoir et que vous ne trouverez pas dans les propositions « du tout et tout de suite » du monde.
Savoir d’un héritage millénaire de ceux qui ont vécu avant nous !

L’enseignement spirituel a pour but de faire de vous des gens responsables et libres, des expérimentateurs de la vérité sans vous l’apporter sur un plateau au moyen de doctrines.
Il vous apprend à être en ordre avec le cosmos afin que cet ordre vous préserve intérieurement. Il vous apprend à respecter vos aînés, ceux qui vous ont donné vie et il vous apprend à courber l’ego et vos certitudes. Il vous apprend à parler bas et tenir le corps en joug dans ses retranchements impatients. Il vous invite à développer le silence, à commencer par celui de l’intérieur. Il vous apprend à développer l’écoute psychique, à développer le contrôle de la langue et des discours.
Il vous apprend à mettre un sceau sur ce que vous dites pour devenir un être de prudence.

Pourquoi ?

Parce que le monde est un monde criard, tapageur, superficiel, insultant, immature, compétitif, provocateur, irrespectueux, railleur, vulgaire.

Dans ce monde, vous êtes un diamant, une pierre précieuse discrète qui brille de sa seule valeur quand le regard éclairé vous croise.
Mais l’enseignement vous apprend aussi à dire haut et fort le vrai verbe, à faire clairement le vrai geste.
Il vous apprend à ne plus faire de compromis avec ce qui vous corrompt mais à savoir en faire pour préserver l’harmonie. Il vous apprend à combattre dans l’action juste au moment juste. Il vous apprend à moins vous duper vous-même en enlevant vos illusions sur le monde et sur vous-même. Combien d’entre nous sont ils vraiment conscients et combien d’hommes savent-ils qu’ils se leurrent eux-mêmes ?

Chacun d’entre nous désire être quelque chose dans ce monde, mais beaucoup d’entre nous sont en lutte avec les autres et se détruisent même au nom de la paix.

Nous voulons la sécurité, nous voulons devenir, accomplir, nous sommes en quête d’un résultat de vie sans savoir où la mort nous mène. Cela crée une grande insécurité en nous et une grande tension dans nos intentions.
Nous sommes des êtres sur le qui-vive.
Tant que nous nous mentons à nous-mêmes, que nous entretenons cette tension de vie, tant que l’esprit humain est capable de créer et de s’imposer des illusions, il se sépare de toutes possibilités de tolérer, d’intégrer, de travailler avec son groupe.
C’est le fameux altruisme dont il manque et dont parle J.Attali et qui, à ses yeux, est le seul remède pour sauver l’avenir de la planète.
Une grande partie de l’humanité en fait défaut.

Cependant, il y a aussi dans le monde, 49 % , peut-être 50 ou 51% de gens qui œuvrent pour mettre en place les forces du bien.

Nous sommes nombreux malgré tout.

Nous tirons notre altruisme de la rage qui nous anime devant le constat du monde.
Beaucoup de projets ambitieux, altruistes sont à l’œuvre. Des penseurs mondialistes sont actifs en termes humanitaire, écologique, technologique, médical, social.
Il y a des gens qui travaillent à une économie saine dans l’intérêt des générations futures, qui se réalisent dans le bien qu’ils font aux autres, qui ne sont pas dans la surconsommation et l’accumulation des richesses. De grandes ONG en sont la preuve.

Mais les efforts des bonnes gens sont considérables pour maintenir le navire à flot.

Certains penseurs se demandent si nous pouvons encore espérer vivre décemment dans ce monde si fou ?

Et c’est le politologue, économiste J.Attali lui-même qui parle de spiritualité dans beaucoup de ses ouvrages en posant la question suivante :
« Peut-on encore dans ce monde réaliser nos aspirations à devenir Soi ? »

Cette question fondamentalement Védantique et métaphysique est posée ici en terme pragmatique.
Il ne parle pas ici de la non-utilisation par l’homme des outils intrinsèques qu’il possède pour y arriver. Il pose le problème d’une destruction de l’homme par lui-même avant qu’il n’ait pu développer ses propres outils dont l’amour et l’altruisme.

Le pire semble probable à court terme et des signes de société annoncent déjà des crises majeures potentielles.
Combien sommes-nous à réaliser cette prise de conscience ?

Mon crédo personnel depuis plusieurs années en tant que guide spirituel est ce constat d’un monde fou. Ce n’est pas une projection d’une dérive personnelle sur une vision du monde mais l’impact de l’extérieur sur la tentative de quiétude. Il faut au chercheur spirituel d’aujourd’hui creuser plus profondément en lui pour y trouver le refuge du beau et du pur, tant le monde est agité, bruyant et incivique. Le marché du bien-être lui-même indique cette quête d’un plus grand nombre pour échapper au mal-être. Mais il reste un marché et donc galvaude les valeurs immuables de l’apprentissage et du savoir par la consommation immédiate et disparate de tout et de n’importe quoi.
Je me méfie des discours positivistes et optimistes, des modes de pensée préfabriqués spiritualistes du moment.
Je leur préfère les discours nourris d’idéaux et de réalisme suivis d’une action concrète, à commencer par celle que nous pouvons faire sur nous-mêmes quotidiennement dans le contrôle de nos faiblesses et l’optimisation de nos potentiels les plus nobles.

C’est la voie du yoga qui sait, par expérience, que le seul salut de l’être humain vient de la transcendance de ses outils que sont le corps et le mental en vu d’augmenter la conscience, d’ aiguiser l’esprit et d’ouvrir le cœur.
Ce ne sont pas des mots ! C’est un réel travail !

Parce que le monde, dit-on, est perçu comme un avion sans pilotage, nous nous devons de nous piloter nous-même et non laisser aux autres le faire à notre place.
Méditons sur le monde et n’ayons pas peur de le regarder en face.
Vous trouverez ainsi la juste mesure de votre pratique méditative qui ne doit pas se replier sur le seul monde de votre personne. Il vous faut déployer en vous vos forces supérieures pour mieux vous réaliser individuellement mais aussi devenir universel.

Hélas, prévoir le pire ne permet pas toujours de l’éviter.
Nous pouvons espérer que nous ne retournerons pas aux barbaries des siècles précédents ! Je dis cela en pensant aux exactions terroristes actuelles qui prônent un retour idéologique moyenâgeux.

Le monde va mal, le monde est malade.

Elizabeth Kolbert, journaliste scientifique naturaliste (prix Pulitzer 2015), témoigne que depuis l’apparition de la vie sur terre, il y a eu cinq extinctions massives d’espèces.
Certaines, forcément, ont été faites par l’homme.
Les scientifiques estiment aujourd’hui que notre planète est en train de vivre la sixième, et l’homme en serait la cause et en sera la victime.
Soit les plus forts résisteront, soit le monde entier disparaîtra.

Une vision scientifique positive du phénomène est d’espérer que l’ingéniosité humaine surmontera n’importe quel désastre qu’elle aura déclenché.
Elle ne pourra le faire qu’en en prenant conscience assez tôt.
Dans le ici et maintenant ! Ce fameux "Ici et maintenant" des traditions spirituelles.
Au cours de cet important moment extraordinaire qu’est l’instant présent, nous sommes en train de décider des voies évolutives de celles qui resteront ouvertes et de celles qui se fermeront à jamais.
Aucun autre organisme vivant n’a jamais eu à faire ce genre de choix au préalable dit l’auteur.

Être pessimiste, c’est constater sans agir.

Travailler chaque jour à se changer soi-même permet d’entretenir cette vigilance de l’esprit et du cœur pour apprendre à se positionner dans le réel et mesurer les conséquences de ses paroles et de ses actes.
Travailler à éclairer l’homme inquiet dans l’obscurité, lui donner dans ce monde les outils afin qu’il s’élève à un haut degré de civilisation et d’éthique, voilà ce qui, fondamentalement, à mes yeux et dans mon action yogique, est tout le contraire du pessimisme.
Mais cela ne peut se réaliser sans la connaissance du réel et sans la connaissance de Soi.
Hari om Tat sat
Jaya Yogācārya

Bibliographie :
http://www.worldometers.info/fr/population-mondiale/
« Vivement après-demain « de J. Attali aux edts Fayard.
« La première et dernière liberté » de J. Krishnamurti aux edts Stock.
« La sixième extinction » de Elizabeth Kolbert, prix Pulitzer de l’essai 2015.
- Adaptation et commentaires de Jaya Yogācārya
- "Kali Yuga "de Jaya
http://www.centrejaya.org/spip.php?article916&lang=fr

 

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FORUM DE L'ARTICLE

  • Urgence
    1er juin 2017, par Cecile

    " La leçon la plus importante que l’homme puisse apprendre dans sa vie n’est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu’il dépend de nous d’en tirer profit, qu’il nous est loisible de la transmuer en joie."

    Sadhana (1916) de Rabindranath Tagore


  • Urgence
    24 mai 2017, par chicot claire

    A lire sur le même thème :
    "Lettre au dernier grand pingouin" JL Porquet
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